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La calvitie, un problème aussi vieux que l’homme

Santé

La calvitie, un problème aussi vieux que l’homme

La chevelure d’une personne compte en moyenne 150.000 filaments et on perd en moyenne  40 à 100 cheveux par jour. Quand  les chutes atteignent des proportions plus élevées que la moyenne, la tendance vers la calvitie se confirme, la calvitie étant l’absence de cheveux totale ou partielle, due à leur chute définitive. On peut diagnostiquer la chute par la consultation médicale ou par un examen appelé trichogramme.

Pour beaucoup de personnes, la calvitie constitue un problème. Pour d’autres, c’est un mouvement naturel qu’il faut accepter avec philosophie car faisant partie intégrante des caractéristiques personnelles innées ou acquises. Jusqu’à ce jour, aucun remède contre la calvitie n’est encore attesté. Il y a bien certaines publicités pour aider les chauves à se constituer une nouvelle chevelure comme sur  le site https://www.emrahcinik.com/fr/,  le résultat n’est pourtant pas acquis d’avance.

Définition de la calvitie

Le diagnostic du médecin généraliste se fonde généralement sur l’échelle de Norwood-Hamilton, mise au point dans les années 1950 pour définir la calvitie. En dermatologie, l’accélération de la chute des cheveux est appelée alopécie, quand la moyenne de la perte de cheveux dépasse 100 cheveux par jour sur une longue période. La calvitie est alors le développement ultime de l’alopécie. La calvitie est surtout un phénomène masculin. Il apparaît entre 20 et 35 ans ou un peu plus tard.

L’alopécie androgénique – ou calvitie – consiste en une chute progressive des cheveux à commencer par le front pour s’étendre jusqu’au haut du crâne. Certaines nuances peuvent apparaître comme l’alopécie areata. C’est la perte soudaine de cheveux  dont la manifestation est l’apparition de plusieurs plaques chauves circulaires qui, parfois, se chevauchent. Chez les hommes, les zones les plus touchées par la perte de cheveux sont le sommet du crâne, le front, les tempes, la zone à l’arrière du crâne et le dessus du front.

Une récente étude fait état du rôle que ne jouent plus les cellules souches contenues dans le follicule pileux. Elles ne se transforment plus en cellules progénitrices de cheveux. Le résultat en est l’atrophie du follicule et l’absence de vrais cheveux. A travers cette étude, il apparaît que l’homme chauve a le même nombre de cheveux qu’une personne sans calvitie mais il est chauve parce que la taille de ses cheveux est microscopique.

Il y a aussi la maladie réversible caractérisée par une chute de cheveux due à une expérience stressante : c’est l’eflluve télogène ; tandis que l’effluvium anagène se caractérise par la perte anormale de cheveux pendant la première phase du cycle de croissance de ceux-ci.

Les signes avant-coureurs de la calvitie consistent en une perte de cheveux abondante qui concerne surtout le front, le dessus des tempes et le sommet du crâne.

Il existe 7 stades pour classer l’importance de la calvitie chez une personne.

  1. Un léger dégarnissement au niveau des golfes temporaux et frontaux apparaît.
  2. Au dégarnissement des golfes temporaux et frontaux s’ajoute celui du sommet du crâne.
  3. Le dégarnissement est désormais important car la tonsure s’agrandit.
  4. Dans certains cas, la calvitie remonte jusqu’au vertex – la pointe du crâne – alors que pour d’autres, les cheveux partent en masse et atteignent le toupet.
  5. La calvitie est désormais définitivement installée. La zone sans cheveux est plus importante que la zone avec cheveux. Les 3 zones qui ont commencé l’alopécie se rejoignent.
  6. Les cheveux se font désormais très rares sur l’ensemble du crâne.
  7. Il n’y a plus que les couronnes basses qui sont visibles car la plupart des zones sont dégarnies et les cheveux qui restent continuent de tomber. Il n’y a plus qu’un duvet sur le crâne.

La femme qui hérite beaucoup des chromosomes de son père peut présenter les signes de calvitie. Son organisme produisant trop d’androgènes, elle a souvent une hyper-pilosité. La calvitie peut aussi affecter la femme après la ménopause quand le rôle protecteur des hormones féminines disparaît. D’un autre côté, la calvitie chez la femme peut résulter de la contraception qu’elle adopte.

Quelles en sont les causes?

La principale cause avérée de la calvitie est un excès d’hormones mâles et qui conduit à l’alopécie androgénique. Cette caractéristique est héréditaire car si le père est dégarni, il y a de grandes chances que le fils le soit aussi. Les hormones mâles accélèrent le cycle de vie du cheveu et le résultat est une chute rapide.

L’alopécie aiguë peut résulter d’une carence en fer, de troubles hormonaux ou d’un traitement par chimiothérapie. L’alopécie areata est une forme de pelade qui, en plus de la tête, affecte aussi l’ensemble du corps. C’est l’alopécie universalis où plus aucun poil ni cheveu ne pousse sur l’ensemble du corps.

Il faut également prendre en compte le stress permanent et une angoisse prolongée qui expliquent la chute des cheveux. Parfois, c’est l’asthénie, une fatigue importante et anormale qui est à l’origine de la perte de cheveux.

Il ne faut pas, non plus, occulter les conséquences d’une alimentation déséquilibrées où certaines vitamines sont absentes. Les causes nutritionnelles sont importantes quand cette alimentation présente des carences en vitamines B, fer, cuivre, zinc et silicium.

Ajouter à cela les effets secondaires de certains médicaments tels que les amphétamines ou les anticoagulants, entre autres.

Les agressions externes qui expliquent la perte des cheveux peuvent aussi être reliées aux teintures fréquentes ou aux shampooings trop agressifs pour le cuir chevelu.

Comment réagir face au problème de la calvitie?

Remédier à la calvitie peut relever d’une gageure. On peut toutefois en retarder l’échéance ou parfois en atténuer les effets. Il faut bien chercher à savoir l’origine de la calvitie avant de décider une quelconque action pour y apporter une solution. Différents types de traitements existent : les uns médicamenteux, les autres chirurgicaux.

Effectuer des massages crâniens afin de stimuler le cuir chevelu est une habitude à prendre pour prendre en main le problème de la calvitie. La suite logique à cette opération est d’utiliser l’huile d ricin ou la levure de bière pour fortifier les cheveux et accélérer leur repousse.

Si la chute de cheveux est due à des causes extérieures telles que les effets des médicaments ou la carence en vitamine, il y a de fortes chances que le problème puisse se résoudre. Mais si la calvitie est le résultat d’un excès d’hormones, des méthodes plus radicales sont à envisager, par exemple, des médicaments, des produits antichute ou la greffe.

Les traitements médicamenteux sont délivrés sur ordonnance. Le plus couramment utilisé  est le médicament à base de minoxidil. Ce médicament présenté sous la forme d’une lotion à appliquer deux fois par jour, ralentit la chute des cheveux. Il faut tout de même appliquer ce traitement à vie car c’est une erreur de l’arrêter. Il y a également le finastéride présenté sous forme de comprimés. Prise une fois par jour, cette molécule permet d’éviter la chute de cheveux et à terme une repousse visible.

Les solutions essayées avec plus ou moins de bonheur

La première parade pour cacher la calvitie est la perruque. Ces prothèses visent à camoufler la perte de cheveux. Déclinées sous divers modèles, les perruques peuvent se présenter sous la forme de compléments capillaires qu’on implante soit par nœuds dans une matière appelée Tulle ou Lace ou injectés dans une matière appelée micro peau ou nano peau.

On a également recours à la bandelette qui consiste à prélever une fine bande cuir chevelu en une zone pour la réimplanter sur la région à couvrir. Cette méthode fastidieuse permet de redistribuer environ 4500 cheveux en 2 heures.

On a également recours à des poudres et des vaporisateurs pour augmenter l’épaisseur des cheveux. Ces produits colorés permettent de masquer les racines sur cheveux colorés. Une autre méthode consiste au micro hair tattoo, c’est-à-dire à l’injection d’une faible quantité de pigment dans le cuir chevelu pour imiter la chevelure rasée de près.

On ne saurait trop dire laquelle de ces méthodes et celles de l’Antiquité utilisant la salive de cheval, le fumier d’oie ou les toiles d’araignée appliquées sur le crâne sont les plus efficaces. Il est tout de même notoire que les shampooings contre la perte de cheveux n’ont aucun effet contre la calvitie. Leur mérite est servir au traitement de la séborrhée et du psoriasis.

La thérapie par la science et ses développements

La chirurgie est appelée à la rescousse pour implanter des cellules souches issues de morceau de cheveux sains dans le cuir chevelu. Mais il faut dire que la méthode est coûteuse et longue.

Certains résultats démontrent que les lotions capillaires à base de minoxidil freinent la chute des cheveux mais les résultats ne sont tangibles qu’après 4 à 6 mois de traitement environ. Son action est liée à la dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui a pour conséquence une plus grande irrigation sanguine du cuir chevelu et l’apport de nutriments à la racine des cheveux. Le finastéride – à l’origine destinée à traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate – a un effet sur la chute et la repousse des cheveux.

La greffe porte l’espoir d’une solution contre la calvitie. On a eu l’idée de prélever des greffons de cheveux sur la couronne – réputée contenir les cheveux éternels – et de les greffer sur le haut de la tête. Quoique cette technique soit la seule à être une solution définitive au problème de perte de cheveux, ses limites portent sur l’insuffisance des cheveux sur la couronne pour couvrir le crâne entier.

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