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Le Cordyceps Sinensis, c’est quoi au juste ?

Santé

Le Cordyceps Sinensis, c’est quoi au juste ?

Utilisé depuis plus de 1 000 ans dans la médecine traditionnelle chinoise, le Cordyceps Sinensis possède de nombreuses vertus. Découvrez dans notre revue toutes les informations concernant ce champignon rare, de son histoire àsa culture, en passant par ses bienfaits ainsi que ses propriétés.

Rapide présentation

Également connu sous le nom de yarsagumbu ou champignon chenille, le Cordyceps Sinensisest une espèce de champignons appartenant à la classe des ascomycèteset à la famille des Ophiocordycipitaceae (clavicipitacées). On le trouve à très haute altitude (entre 3 000 et 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer), principalement au Tibet, plus précisément dans les hauts plateaux de l’Himalaya. Cependant, il est également cultivé :

  • En Chine (dans la région autonome du Xizang, ainsi que dans les provinces de Qinghai, de Sichuan, de Gansu et de Yunnan)
  • En Inde (dans la région du Ladakh, ainsi que dans les États de l’Arunachal Pradesh et du Sikkim)
  • Au Népal
  • Au Royaume du Bhoutan

Selon la légende, les bienfaits du Cordyceps Sinensis ont été découverts par la population tibétaine vivant dans les hauts plateaux de la région. Les habitants avaient constaté que les yaks ainsi que les chèvres domestiques gagnaient en force, en vigueur et en détermination après avoir « brouté » ce champignon. Ils avaient ainsi commencé à en consommer pour profiter de ses propriétés toniques. « Petit à petit, le Cordyceps Sinensis gagne en notoriété et intègre la famille des champignons médicinaux. » Nous indique Stéphane de cordyceps-vitalite.com

Son pouvoir de guérison est reconnu par les plus anciennes médecines au monde, à savoir la médecine traditionnelle tibétaine et la médecine traditionnelle chinoise. Au départ, les remèdes à base de yarsagumbu étaient réservés exclusivement à l’Empereur ainsi qu’à ses courtisans en Chine, et au dalaï-lama au Tibet. Il devient accessible au grand public quelques siècles plus tard.

Ce n’est que vers le début des années 1990 que ses nombreuses vertus ont été reconnues dans les pays occidentaux. En effet, le champignon chenille a fait l’objet d’une étude particulière suite au succès de deux athlètes chinois qui, d’après leurs dires, doivent en grande partie leur victoire à sa consommation régulière. Ces derniers avaient inscrit trois nouveaux records du monde en 1993 dans différentes épreuves de course de fond.

Mode de vie du champignon chenille

Le mycélium du Cordyceps Sinensis parasite des chenilles particulières connues sous le nom d’Hepialusfabricius. À la mort de la larve, le carpophore (sa partie aérienne) momifie le corps de cette dernière etl’utilise comme une sorte de prolongement. Il se développe ensuite et prend la forme d’un doigt, sa longueur variant entre 4 et 11 centimètres. Il atteint généralement sa maturité après cinq ans d’existence et se fructifie au printemps en produisant au niveau de son extrémité (la masse mycélienne) des stromas de couleur jaune orangé. Ces organes formés d’un agglomérat d’hyphesviendront ensuite se fixer à sa surface pour libérer des ascospores (des cellulesreproductrices). Il est bon de noter que sa durée de vie est d’environ une semaine. Ces stromas sont consommés par de nouvelles chenilles Hepialusfabricius, permettant ainsi la continuité du cycle parasitaire.

La culture du Cordyceps Sinensis

Le champignon chenille est principalement récolté au Tibet d’avril à juin où il pousse de manière naturelle. Il est bon de noter que sa récolte doit être effectuée avant la libérationdes ascospores pour profiter de toutes ses propriétés. Sa production et son exportation représentent environ 40% du revenu annuel de la population tibétaine, sachant que son prix peut être multiplié par trois par rapport à celui de l’or. Malheureusement, à cause de cette frénésie, la récolte y est effectuée de manière anarchique et aucune politique de développement durable n’y est appliquée. Par conséquent, ce champignon y est de plus en plus rare actuellement et les lieux naturels où il se développe sont localisés dans des régions de plus en plus éloignées.

La Chine, qui en cultive en grande quantité, constitue également un producteur de choix et figure en tête de liste dans le classement des plus gros consommateurs. Le Cordyceps Sinensis qu’elle exporte est réputé pour sa qualité exceptionnelle due à l’environnement propice à son développement que présentent les nombreuses régions montagneuses du pays. En outre, la population chinoise maîtrise parfaitement le mode de culture en serre qui doit être réalisé sur un substrat de riz. Il est également possible de le cultiver sur un substrat de soja. Outre l’Inde, le Bhoutan et le Népal, la Corée, le Japon et la Thaïlande se sont aussi lancés dans la culture en serre dece champignon aux mille vertus, mais en quantité plus modérée.

Propriétés du yarsagumbu

Utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise depuis plus d’un millénaire, le Cordyceps Sinensis permet aux personnes en période de convalescence de reprendre des forces plus rapidement. Outre son action tonifiante et aphrodisiaque, reconnue depuis plus de cinq siècles au Tibet et attestée dans les années 1730 en Chine, d’autres vertus thérapeutiques ont été mises à jour au fil du temps. En effet, il est aussi prescrit pour traiter les personnes souffrant d’affections rénales et cardiaques.

De nos jours, un large spectre d’action est attribué àce champignon, grâce notamment aux résultats de nombreuses études menées depuis plus de 30 ans. Les scientifiques ont réussi à démontrer les effets adaptogènes du Cordyceps Sinensis, lui permettant ainsi de combattre plusieurs maladies tout en renforçant l’énergie vitale et en améliorant les performances physiques. Découvrez ci-après une liste non exhaustive de ses bienfaits :

  • Amélioration du fonctionnement cardiovasculaire
  • Forte capacité à moduler le système immunitaire
  • Ralentissement du vieillissement
  • Augmentation de la capacité d’absorption d’oxygène cellulaire (à hauteur de 40%), de la libido et de la fonction sexuelle
  • Amélioration de la fonction respiratoire, et de la capacité du foie, du pancréas et du rein à réguler la glycémie
  • Réduction de la pression artérielle, des douleurs musculaires et de la sensation de fatigue

Si aucune explication scientifique n’a encore été annoncée de manière officielle à ce jour malgré les études cliniques, les médecins ont constaté que la prise de médicaments traditionnels à base de champignon chenille permet de réduire la taille de la tumeur chez les patients atteints de cancer.

L’évolution de ce médicament traditionnel

Des scientifiques chinois ont mené des recherches dans des établissements spécialisés (tels que l’Institut des matières médicales de Beijing) pour comprendre le cycle de vie du Cordyceps Sinensis. Leur objectif principal est de trouver une alternative à ce champignon dont la culture est complexe, avec une production en masse nécessitant l’utilisation d’un grand nombre de larves d’Hepialusfabricius. Après dix ans de recherches, ils ont réussi à mettre en place une technique visant à isoler son stratus fermentescible.

Vers le début des années 1980, ces chercheurs ont réussi à isoler la souche Cs-4 (Paecilomyceshepiali Chen) du yarsagumbu. Par la suite, des études cliniques ont été effectuées avec la participation de plus de 2 000 volontaires dans le cadre de leur traitement, la majorité étant atteinte de maladie rénale chronique.

Actuellement, ce médicament traditionnel se décline sous plusieurs formes sur le marché :

  • Boîte contenant duchampignon chenille sauvage réduit en poudre
  • Sous forme de gélules à base de Cordyceps Sinensis naturel réduit en poudre
  • Sous forme de gélulesà base de trois produits d’origine végétale, dont desproduits de fermentation Cs-4 cultivé, de l’acerola bio (également appelé cerise des Antillesoucerise de la Barbade) et du talc

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