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La faille San Andreas, une épée de Damoclès pour la Californie

Science

La faille San Andreas, une épée de Damoclès pour la Californie

Faille San Andreas

La faille San Andreas est une parfaite illustration montrant que la Terre est en perpétuelle activité. Véritable fascination pour les géologues et les sismologues, elle constitue également une menace constante pour l’ouest des Etats-Unis, étant donné qu’un séisme important peut se produire à tout moment depuis ses entrailles. Focus sur cette région particulière.

 

Description de la faille San Andreas

La faille San Andreas est une faille géologique en décrochement située en Californie, dans la partie ouest des Etats-Unis. Elle est située pile à la jonction de la plaque tectonique pacifique et nord-américaine. Elle traverse les grandes villes telles que San Francisco ou Los Angeles et cause régulièrement d’importants séismes particulièrement dévastateurs dans la région.

S’étendant sur plus de 1 300 km de long et environ 140 km de large depuis Cape Mendicino à la frontière mexicaine au sud, la faille aurait vu le jour il y a de cela plus de 30 millions d’années. Elle résulte de plusieurs séries de séismes qui ont fini par réduire les roches en sable.

La faille, constamment en mouvement, se décale de 3 à 6 cm par an, provoquant des séismes plus ou moins ravageurs dans toute la région. Il est recensé environ 200 séismes en Californie, dont certains sont quasiment imperceptibles par l’homme.

La faille San Andreas se compose de 3 sections bien distinctes : la section nord qui comprend San Francisco. Il s’agit de la zone la plus menaçante en séismes, où se sont déroulées les catastrophes les plus meurtrières provoquées par la faille. La section centrale est relativement calme et les sismologues enregistrent peu d’activités dangereuses. Enfin, la section sud qui englobe Los Angeles. Les séismes y sont également fréquents.

Vue depuis le ciel, la faille de San Andreas semble être une longue vallée sinueuse qui n’a rien de terrifiant. Lorsque l’on scrute l’intérieur du monstre endormi, elle ressemble à une autre planète tout droit sortie d’un film de science-fiction. Le sol prend une texture laiteuse et d’énormes blocs de granit sont éparpillés ici et là. Quelques végétations ornent le paysage de désolation et la faune y est dense, notamment les serpents à sonnette et les petits animaux du désert.

 

Le Big One, un évènement terrible à venir

Les séismes sont très courants en Californie et dans les zones où s’étale la faille San Andreas. Toutefois, tous les 150 à 200 ans, un séisme d’une ampleur phénoménale s’abat sur la région. Il s’agit de ce que les sismologues dénomment le « Big One ».

Le déplacement de la croûte océanique du Pacifique de quelques centimètres par an génère une accumulation de ce que l’on appelle les forces tectoniques entre les plaques. Au fil des années, ces forces sont brusquement relâchées, générant un mouvement violent de la croûte terrestre, la déplaçant sur une dizaine de mètres. Ce phénomène provoque un séisme d’une magnitude supérieure à 8 sur l’échelle de Richter.

Les zones de ruptures sont, toutefois, fortement habitées, puisque la première, au nord, se situe pile en Californie, et la seconde, au sud, se trouve à Los Angeles. Vu qu’il n’est pas possible de prédire exactement le lieu et la date du probable déclenchement du Big One, la prudence est de rigueur dans ces grandes villes tout au long de l’année.

Il est à noter que les deux derniers séismes dévastateurs remontent à plus d’un siècle et demi, en 1857, à Los Angeles où il a atteint une magnitude de 8,3 sur l’échelle de Richter ainsi qu’en 1906 à San Francisco, avec une magnitude de 7,8 et faisant plus de 3 000 victimes. D’après cet ordre chronologique, le segment au niveau de Los Angeles est le plus à craindre, celui de San Francisco ayant au moins une quarantaine d’années de répit (en théorie).

 

Peut-on prédire une telle catastrophe et comme se préparer convenablement ?

Il est très difficile de deviner quand aura lieu un séisme. Généralement, un tremblement de terre se produit de manière progressive et non spontanée. La plaque glisse peu à peu jusqu’à atteindre le point de rupture.

En se servant de GPS, les sismologues relèvent les données relatives à ces glissements. Lorsque, par chance, les signaux sont assez clairs, il est possible de détecter les signes annonciateurs d’un séisme grave qui va se produire, comme c’était le cas au Chili en 2010.

L’important n’est pas réellement de prédire la venue d’un tremblement de terre, mais de connaitre son intensité à l’avance. De ce fait, il serait possible de s’y préparer et de limiter les dégâts. Les recherches pour trouver une technique adéquate progressent, mais jusqu’à aujourd’hui, il est encore difficile de définir avec précision leur intensité.

Pour se préparer à la venue d’un tel phénomène comme le Big One, plusieurs mesures doivent être prises par chacun, à savoir fixer solidement les étagères au mur pour éviter les chutes, placer tous les objets lourds le plus près du sol, couper si possible l’électricité, se munir de vivres et d’eau pour au moins 2 semaines…

Au moment du séisme, le mieux est de se mettre en boule en s’agenouillant afin de protéger la nuque et les organes vitaux. Se placer sous une table est très conseillé.

En Californie, les bâtiments doivent respecter des normes strictes de construction qui les met à l’épreuve des séismes. Ainsi, les habitations s’effondrent rarement même lors des séismes de forte magnitude. Le plus grand danger, c’est de se trouver dehors au moment du tremblement de terre.

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