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CLINATEC : les nanotechnologies au service de la santé

19 Juin 2009


En lançant Clinatec, laboratoire de recherche biomédicale, le CEA entend développer, sur son centre de Grenoble, de nouvelles approches thérapeutiques basées sur les micro et nanotechnologies pour traiter les maladies cérébrales lorsque les thérapies classiques marquent le pas.


Mettre la recherche technologique au service de la santé, l’idée ne date pas d’hier. Depuis une vingtaine d'années le CEA Léti a ainsi contribué au développement de systèmes d'imagerie par rayons X, de pacemakers miniaturisés, de laboratoires sur puces et de kits de détection automatisés de certains virus. Plus récemment, les équipes de micro-électroniciens du centre CEA de Grenoble ont aidé le professeur Alim-Louis Benabid, ancien chef de service de neurochirurgie au CHU de Grenoble et professeur émérite à l'UJF, à mettre au point des dispositifs de stimulation cérébrale profonde. Ce procédé a permis à plusieurs dizaines de milliers de personnes, atteintes de la maladie de Parkinson ou de troubles cardiaques, d’avoir une qualité de vie très améliorée malgré la pathologie lourde dont ils sont atteints.


Avec Clinatec, le CEA entend répondre plus efficacement à l'enjeu majeur de santé publique que constitue l'essor des maladies neurodégénératives. En partenariat avec le CHU de Grenoble, l’Inserm et l’UJF, il lance donc ce nouveau centre de recherche biomédicale, dédié aux applications des micro-nanotechnologies pour la santé. Clinatec ouvrira de nouvelles voies thérapeutiques et diagnostiques, notamment pour la suppléance fonctionnelle et l'administration localisée de médicaments.


Clinatec mettra en pratique le concept de "recherche transversale" partant de la mise au point de nouveaux concepts thérapeutiques jusqu'à leur transfert au patient. Pour accomplir cette mission, le centre intégrera une chaîne technologique complète, depuis la conception-réalisation des prototypes jusqu'aux tests de tolérance et de fonctionnalité. Pour parfaire la mise a point de ces prototypes, une phase d'expérimentation préclinique, sur animaux sera réalisée, si nécessaire, avant d'envisager leur implantation chez des patients.


Une fois toutes ces conditions de faisabilité démontrées, et après consultation des comités d'éthique médicale compétents, les essais de recherche clinique seront autorisés à démarrer sous la responsabilité du CHU de Grenoble.


Clinatec sera une structure ouverte capable de recevoir d’autres équipes de recherche et d’établir des liens coopératifs avec les industriels afin de permettre une mise à disposition pour les malades plus rapide et optimisée, une fois la conception de ces solutions thérapeutiques terminée.


Trois axes de recherche identifiés


Clinatec se développe, dans un premier temps, autour de trois axes de recherche et développement identifiés :

  • Les dispositifs médicaux pour la neurostimulation
  • Les dispositifs pour l’administration localisée de médicaments
  • Les neuroprothèses pour la suppléance fonctionnelle


Dans ce cadre, les équipes de Clinatec tireront profit des innovations technologiques pour développer de nouvelles thérapies et des outils de diagnostic efficaces fondés sur une action locale aussi peu invasive et agressive que possible. Cela implique d’en diminuer la taille, de réduire leur consommation énergétique et d’allonger leur durée de vie pour limiter le nombre d’interventions liées à la maintenance, notamment énergétique.


Clinatec bénéficiera donc de l’excellence des équipes de recherche du CEA-Léti et de Minatec pour la mise au point des dispositifs technologiques à partir des attentes nées des enjeux thérapeutiques du moment, et de l’excellence des équipes médicales et de recherche clinique du CHU de Grenoble.


Nanobiotechnologies : de nombreuses applications


Les applications médicales des nanotechnologies s’avèrent très prometteuses du fait de la possibilité offerte, par la miniaturisation, d’interagir de façon ciblée avec les entités biologiques telles que tissus, cellules, voire molécules. Elles ouvrent le champ à des applications telles que la vectorisation des médicaments, l’exploration moins invasive des patients, le diagnostic plus précoce des maladies pour aboutir, à terme, à une médecine plus précoce et plus personnalisée, c’est-à-dire prenant en compte les spécificités biologiques de chaque organisme. 



A consulter



Source : communiqué commun CEA/Inserm/Université Joseph Fourrier-Grenoble/CHU de Grenoble